MES HÉROÏNES !

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Récemment, j’évoquais mes héros fondateurs. Et j’avais promis de parler aussi de mes héroïnes. Les voici donc. À une exception près, j’ai décidé de te les présenter de façon chronologique, telles que, au long des années, elles sont apparues dans ma vie.

Mesdames, veuillez entrer en scène !

6012a3d1fd723a3b25a4617ec73f40579ec2c33dJudy Garland : Je la découvre dans Le Magicien d’Oz alors que je dois avoir 3 ou 4 ans. Le film m’émerveille. J’interroge mon père sur celle qui interprète Dorothy. Il a d’autres films avec cette même actrice, et me les montre. Je savoure Meet Me In Saint Louis et Easter Parade. Mon papa m’offre ensuite un livre illustré sur Judy, qui retrace son parcours cinématographique. Je le lis, le relis, le trimballe partout avec moi. J’apprends quels ont été les tourments de cette femme, ses addictions, ses combats. Je m’attache à elle. Cet attachement ne s’est jamais démenti. Même si, par la suite, Judy a été détrônée par d’autres actrices, plus blondes et plus sexys, elle reste à tout jamais pour moi cette petite Dorothy qui rêve d’aller voir ce qu’il y a « over the rainbow »

gfxnfxghnChantal Goya : Je t’ai parlé d’elle à plusieurs reprises dans mes dernières vidéos. Elle est la bonne marraine fée de mon enfance. Je me suis nourrie de ses chansons et je continue de le faire régulièrement. Marie-Rose a insufflé du rêve et des couleurs dans mon imaginaire de gamine solitaire. Je lui dois une partie de ma jeunesse de cœur. Pour cela, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout méritent ma fidélité indéfectible. Ce furent mes marchands de bonheur. Et ils le sont encore…

1953: Full-length image of American actor and dancer Cyd Charisse dancing with one hand held above her head in a scene from director Vincente Minnelli's film 'The Band Wagon'. She is wearing a sequined gown with an open front slit.Cyd Charisse : Très tôt fan des comédies musicales américaines des années 30-40-50, je suis fascinée par cette danseuse aux jambes et à la grâce époustouflantes. J’ai 7 ans, et je me passe et me repasse La Belle de Moscou (avec aussi Fred Astaire). C’est Cyd qui me donne envie de faire de la danse classique. C’est elle aussi qui me rend très exigeante vis-à-vis de mes propres jambes que je voudrais aussi belles que les siennes (vanitas vanitatum !). Cependant, si j’admire la danseuse, il y a chez la femme et l’actrice quelque chose d’un peu austère et froid qui fait que, comme Judy, elle sera bientôt éclipsée par d’autres astres plus solaires…

tumblr_nvkl71auz11ty0yqgo1_r1_1280Mary Poppins : Je découvre le film lors d’un stage d’été que je fais dans une école bilingue à Paris, je dois avoir une dizaine d’années. Cette farandole de gaieté et d’enchantement me plaît aussitôt. Mais j’aime surtout le personnage même de Mary. J’ai envie d’être cette femme féerique. Et aujourd’hui, je réalise que toute ma vie professionnelle s’est construite autour de cette envie-là. Avec une discipline et un degré de perfectionnisme très british, j’essaye d’apporter paillettes, émotions et inspiration à ceux qui suivent ce que je crée (et mon roman à paraître en sera la preuve suprême).

9512079_1-2Scarlett O’Hara : À 9 ans, j’emprunte Autant En Emporte Le vent à la bibliothèque. Mais je n’accroche pas. Peu de temps après, je découvre le film. Et là, c’est la révélation. J’adore Scarlett. Je me retrouve tout à fait dans son côté enfant gâtée, capricieuse, qui aime faire plier la réalité à ses quatre volontés. J’admire aussi sa force de caractère, sa pugnacité guerrière. La scène où elle jure poing levé qu’elle n’aura plus jamais faim reste mon plus grand moment de cinéma. J’admire aussi son absence de sentimentalisme. J’aime qu’elle soit dure et déterminée, comme une lame d’épée. J’ai beaucoup « travaillé » avec Scarlett durant mon adolescence. Elle m’a aidée à aguerrir mon tempérament. Aujourd’hui encore, je me tourne vers elle quand j’ai besoin de force et de ténacité.

angeliqueAngélique, marquise dans anges : J’ai 10 ans, je passe mes vacances d’été avec mes grands-parents. Ma grand-mère ne se lasse pas des rediffusions des Angélique. Je les regarde avec elle. Je les trouve empreints de romantisme, d’exotisme et de folle sensualité qui me pressent de trouver, à mon tour, un grand amour digne de Joffrey de Peyrac. Je découvre que les films sont tirés de livres et je m’enfourne toute la saga des Golon avec gloutonnerie. Je me passionne pour cette héroïne. Elle devient l’idéal complément de Scarlett. Tout en étant aussi forte, elle est plus douce que Scarlett, plus sexuée aussi, plus amoureuse dans l’âme. Et elle est d’une beauté plus charnelle, plus érotique. Je lui dois une immense partie de ma propre identité d’amoureuse.

1930085_1108254732517878_3775166686521660821_nMarilyn Monroe : J’ai 11 ans quand je visionne Les Hommes Préfèrent Les Blondes. Comment ne pas être éblouie par la beauté de Marilyn ? Elle devient ma star n°1. Je collectionne tout sur elle. J’apprends sa vie par cœur. Et les ombres et failles que je découvre chez cette femme me la rendent encore plus touchante. Elle me montre une image de femme sensible au corps sensuel. Elle m’incite à apprécier les courbes de mon corps féminin (enseignement primordial que je vais malheureusement oublier dans quelques années). Pour lui ressembler, j’apprends à me déhancher, à onduler, à me mouvoir de la façon la plus sensuelle possible. Elle m’a beaucoup marquée. J’ai un besoin fréquent de voir ses films ou d’entendre sa voix.

the-golden-girls-hq-the-golden-girls-7159964-2560-1705Les Golden Girls : Je découvre cette série télé vers l’âge de 13 ans. Elle devient ma sérié télé préférée. À elles quatre, les héroïnes de l’histoire forment la femme idéale, Dorothy représentant la tête, Rose le cœur, Blanche le cul et Sophia le pep’s qui coordonne l’ensemble 🙂 . Il m’arrive souvent, lorsque je suis confrontée à un questionnement épineux, d’imaginer que je vais interroger chacune des Golden Girls pour prendre leurs avis complémentaires.

extra002Vanessa Paradis : Entre elle et moi, c’est une histoire d’amour autant que de haine. En 1993, Vanessa est l’idole de mon meilleur ami, Sébastien. Je suis donc atrocement jalouse de cette jeune chanteuse, mince, célèbre, si différente de tout ce que je suis, avec mon physique ingrat et mes kilos en trop. J’en veux à Vanessa de l’amour que lui porte un garçon que je voudrais garder pour moi seule. Je deviens aussi une obsédée de l’ultra-minceur à cause d’elle (ce qui n’a pas été sans créer des ravages psychologiques en moi). C’est dire si j’ai quelques raisons de lui en vouloir…

Et puis, Sébastien se donne la mort en 2007. Et c’est alors comme s’il me laissait Vanessa en héritage. Je n’ai plus mal aujourd’hui à cause d’elle. J’ai guéri ma névrose du poids, donc elle ne m’inspire plus cette jalousie mordante que je ressentais jadis. Au contraire, Vanessa est mon lien avec Sébastien. Puisqu’il ne peut plus le faire lui, je continue moi de l’admirer et de la suivre…

cgjhcgkMadonna : Je suis en train de passer mon bac. Je connais Madonna mais je ne suis pas spécialement fan. Et puis, je regarde par hasard In Bed With Madonna. L’ambition farouche de la star blonde me plaît. Mais au-delà de ça, la Mado m’apporte quelque chose d’essentiel que j’ai perdu de vue depuis Cyd Charisse : l’envie de bouger mon corps. Le surpoids qui m’est venu à la puberté m’a rendue réfractaire à la moindre activité physique. Soudain, cette femme qui danse et chante me redonne l’envie de danser et de transpirer. Entre autres apports, Madonna m’a donc réconciliée avec le sport. C’est un immense cadeau qu’elle m’a fait. Car, depuis elle, l’activité physique est redevenue un élément central de ma vie.

sans-titreBarbra Streisand : Décembre 97. Arte passe Hello Dolly, avec Barbra Streisand. Cette artiste, je la connais, mais d’assez loin. Ce film me la fait découvrir et j’en sors subjuguée. Subjuguée, je le suis encore 20 ans après. Je ne connais pas d’artiste plus complète et plus talentueuse que Barbra. Chanter, danser, écrire, composer, produire, réaliser, jouer la comédie, il n’est rien qu’elle ne sache faire, et qu’elle ne sache faire mieux que les autres. Tout chez elle n’est que talent pur. J’ai tous ses albums, tous ses films. Elle est une source d’inspiration perpétuelle puisque, à la façon d’un Disney, elle n’a cessé de tenter de nouvelles aventures artistiques et de repousser toujours plus les frontières de son art. She’s THE greatest !

britney-crazyBritney Spears : Été 99. Je vis un gros chagrin d’amour. À la radio, j’entends la chanson Baby one more time. Elle exprime ma propre peine. Je me renseigne sur la chanteuse. C’est une jeune américaine pur sucre, fraîche et pimpante, tout sourires et mèches blondes, baptisée Britney Spears. C’est une période noire de ma vie, alors j’ai besoin du rose de Britney. Je m’accroche à sa gaieté. Elle panse mes plaies. Je deviens si fan que je m’inscris au fan-club. C’est comme cela que j’en arrive à être interviewée pour une émission télé, et que j’ai l’opportunité de rencontrer Britney (voir ma vidéo sur YouTube)…

image-5Sophia Loren : 2008. Je me promène à la Fnac de Cannes. Je vois un livre sur Sophia Loren. Ce livre m’accroche. Je sens qu’il « m’appelle ». Je l’achète. Il m’appelait effectivement, il avait beaucoup de bien à me faire. Santa Sophia réussit un miracle. Elle me réconcilie avec mon corps de femme. Mes années d’adolescence ingrate et mon surpoids ont mis à mal le rapport que j’avais aux généreux attributs de l’identité féminine. Je vénère la minceur façon Vanessa P. ou l’hyper-musculature façon Madonna. Le corps plein et charnu d’une Marilyn, ça fait longtemps que je ne le juge plus que d’un mauvais œil. Là-dessus déboule la bourrasque Sophia, qui balaie tout cela d’un revers de jupe italienne. Sophia est plantureuse, voluptueuse, gourmande, sensuelle. En quelque sorte, elle me rend mon corps et mes sens, muselés tant d’années. Ô combien merci, Sophia, ma déesse de féminité !

gcjgugbkTracy Anderson : 2012. Je cherche un programme sportif à suivre au long cours, sans me lasser et avec de visibles résultats à la clé. Depuis Madonna, qui ma ré-initiée au sport, j’ai pratiqué pas mal de disciplines : yoga, course à pied, barre au sol, danse rythmique, Pilates, aérobic, rameur, vélo, step, stretching, etc. En octobre 2012, je découvre Tracy Anderson sur le Net. Par curiosité, j’essaye sa méthode. Celle-ci consiste en un travail musculaire quotidien qui redessine les contours de la silhouette. Les séances changent tous les quinze jours, empêchant la lassitude de s’installer. 5 ans plus tard, je suis toujours adepte de la Tracy Anderson Method. Avec elle, j’ai obtenu des résultats incroyables. C’est LA méthode que j’attendais. Tracy est ma coach sportive au quotidien !

Et puis…

J’ai gardé la meilleure pour la fin.

Ma star absolue.

hvlhkiBrigitte Bardot : Je ne vais pas te re-raconter la genèse de ma passion Bardot car j’ai déjà tout dit dans une récente vidéo sur ce sujet.

J’aime Bardot depuis 1990. Même si d’autres femmes illustres comptent pour moi (cet article est en la preuve), aucune n’égale Bardot. Brigitte est la reine autour de laquelle gravitent les princesses, les comtesses ou les marquises.

dtfhyrftyhrJe pense que c’est LA femme de ma vie. Plus jeune, j’aimais sa beauté, sa liberté, son amour des hommes et du sexe, son élégance physique, sa légende d’insouciance et de blondeur. Aujourd’hui, à 40 ans, j’aime autant si ce n’est plus la seconde partie de sa vie, ce combat qu’elle a engagé en faveur de la défense animale. J’aime qu’elle ait lâché le paraître pour l’être. J’aime qu’elle ne soit pas devenue l’une de ces vieilles stars déchues qui se retranchent dans leur tour d’ivoire, façon Dietrich ou Garbo. J’aime que cette femme, depuis toujours, aille au bout de ce en quoi elle croit, envers et contre tout. Pour moi, cela la rapproche de Brel. Ils sont les Zeus et Héra de mon Olympe…

Voilà. Cher petit lecteur chéri, pardon pour la longueur de cet article. J’ai, avec toi, survolé la construction de mon identité féminine au travers de toutes ces figures de femmes mythiques. Je sors de ce voyage à la fois émue et reconnaissante. Je leur dois tant à ces grandes dames…

Et toi, quelles sont tes héroïnes ? T’ont-elles aidé(e) à être qui tu es aujourd’hui ?

Je t’embrasse.

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