LETTRE D’AMOUR À MON CHAT…

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Figure-toi que jusqu’à hier soir minuit je ne savais absolument pas de quoi parlerait cet article. J’avais beau courtiser les muses de l’inspiration, celles-ci restaient sourdes à mes prières. Or, comme je tiens à respecter autant que possible le rythme d’une publication par semaine, il me fallait impérativement trouver une idée de sujet à poster avant le week-end.

Et puis Câline est venue s’installer sur mon ventre où elle s’est mise à ronronner allégrement. Et là, bingo ! j’ai su de quoi j’allais te parler aujourd’hui. D’elle. De Câline. De cette petite créature féline à laquelle je ne peux rendre assez hommage pour tout ce qu’elle m’apporte chaque jour…

Câline est entrée dans ma vie en 2010. Elle cherchait un foyer et des maîtres aimants. Moi je ne cherchais rien de spécial, et surtout pas à adopter un animal domestique. Seulement voilà : mes yeux se sont posés sur cet être gracieux. Et le déclic fut immédiat.

Ma maison est devenue sa maison. La vie s’est réorganisée autour d’elle. Très vite, je ne me suis plus sentie sa maîtresse : je suis devenue sa maman. Je n’ai pas d’enfant, n’ai jamais tellement éprouvé le désir d’en avoir. Et au vu de mon âge – 40 ans l’année prochaine – il y a de fortes chances pour que l’expérience de la maternité ne passe pas par mon chemin de vie. Des psys pourraient donc juger que je fais un transfert sur cette adorable bestiole et que je surinvestis sur elle mes élans de mère réprimés. C’est bien possible. Et tant pis, ou tant mieux si c’est le cas ! Câline est ma fille : c’est vraiment comme ça que je le ressens.

En 2014, elle a failli mourir. Des calculs lui ont bousillé un rein qu’il a fallu lui retirer. Son pronostic vital fut engagé pendant plusieurs jours. (Ma vie traversait de nombreux chamboulements à ce moment-là et je ne peux m’empêcher de penser qu’elle a dû forcément éponger le stress qui était mien durant cette période…)

Mais mon petit chat s’en est sorti. Les vétos qui l’ont opérée m’ont dit qu’elle avait une force de vie peu commune…

Depuis ce noir épisode, elle va bien. Nous avons, elle et moi, retrouvé un nouvel équilibre, une nouvelle vie.

Chaque matin en me levant et en la trouvant qui m’attend sur son tapis de câlins – oui nous avons un tapis spécialement dédié aux câlins 🙂 ! – je remercie le ciel de l’avoir auprès de moi. Je lui parle, je lui dis combien elle compte pour moi, combien sa présence m’inspire, m’éclaire, me réconforte. « Mon amour », « mon bébé », « ma vie », « mon soleil », « mon bonheur », « mon aimée », « mon ange » : ce sont les termes que j’emploie lorsque je m’adresse à elle.

Certains de mes amis me disent qu’ils n’ont jamais vu quelqu’un aimer autant un chat et être aussi fusionnel avec un animal. C’est sans doute vrai. Je fusionne avec Câline. Elle m’apprend ce qu’à peu près aucun humain ne m’avait inspiré : l’amour inconditionnel et abnégatoire. Son bien-être passe avant le mien et je pense toujours à elle en priorité, avant toute autre chose.

Et, comme toute mère-poule, j’ai peur pour elle. Peur qu’elle soit malade ou qu’il arrive quelque chose à son deuxième rein. Je suis très angoissée à ce sujet. Trop. Et ça, ce n’est pas bon. Pas bon pour moi et pas bon pour elle. Le véto, récemment, me disait : « Vous ne pouvez pas vivre comme ça, avec une telle peur pour votre chat au ventre ! C’est vous qui allez finir à l’hôpital ! » Certes, vous avez raison docteur ! Et je travaille à me « soigner ». C’est d’ailleurs aussi pour ça que j’écris cet article. C’est un exutoire à l’angoisse. Écrire ce qu’on redoute lui ôte souvent de l’importance…

Ma copine Kikou m’a conseillé de remplacer ma peur par de la gratitude. « Quand tu sens que tu flippes, prends Câline dans tes bras. Écoute son cœur qui bat. Et au lieu d’avoir la trouille de ce qui pourrait lui arriver, sois heureuse que là, ici et maintenant, elle soit vivante, et bien, et contre toi ». Le joli conseil…

Parfois Câline, d’elle-même, vient se placer sur mes genoux. Rien ne m’émeut plus au monde que cela. J’ai cette petite boule de poils contre moi, chaude et ronronnante, qui me fait l’honneur de me choisir comme couche pour sa sieste. Ce sont nos instants de symbiose et d’harmonie. Dans ces moments-là plus que jamais, j’ai l’impression qu’elle est mon bébé et que je suis sa mère…

En plus, tu sais, depuis quelques semaines, je suis en quête de mon animal-totem. Mon ami Denis à qui j’en parlais, m’a dit : « Ça ne peut être que le chat. Tu es comme cet animal. Sensuelle, féline, très territoriale, sociable autant que sauvage, chasseresse autant que mystique. Comme le chat, tu as 9 vies. Comme lui, tu retombes toujours sur tes pattes. Comme lui aussi, tu es indépendante, tu ne fais que ce qui te chante, au rythme où tu l’as décidé. Tu es une vraie Catwoman. C’est pour ça que Câline n’est pas seulement « ton chat », elle est un prolongement de toi ». Qu’il ait raison ou pas, je pouvais difficilement rêver plus beau compliment…

Et si tel est le cas, s’il s’avère que le chat est réellement mon animal-totem, alors je comprends mieux pourquoi j’ai tant l’impression d’être de la famille de Câline, d’être de sa race, d’être de son sang…

Je t’embrasse.

P.S. : Si toi aussi tu aimes ton chien ou ton chat à la folie, dis-le moi, ou like cet article, ou partage-le…

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