NO PLACE LIKE HOME (Reste chez toi)…

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Cette semaine, je n’ai pas eu le cƓur de te proposer un tirage du Pop Icon Oracle. Et je ne sais pas trop comment je posterai, dans les jours Ă  venir, sur mes pages Facebook et Instagram. En mĂȘme temps envie de me retrancher le plus possible dans mon cocon, et de me connecter Ă  toi et au monde extĂ©rieur.

Mais, aujourd’hui, j’ai quand mĂȘme eu envie de partager une image du Pop Icon. Hautement symbolique Ă  mon sens en cette prĂ©riode difficile. Celle de Judy Garland dans Le Magicien d’Oz. Son personnage, Dorothy Gale, va, au long de l’histoire, comprendre une vĂ©ritĂ© fondamentale : « There’s no place like home »

On n’est jamais mieux que chez soi.

J’ai toujours fait mienne cette maxime. Et elle prend Ă  prĂ©sent une autre dimension, un peu plus grave et plus mondiale. À partir d’aujourd’hui, et pour un temps incertain, nous sommes tous des Dorothy Gale qui devons appliquer cet enseignement.

There’s no place like home

Comme pour nous tous, comme pour toi sans doute, ce Covid-19 est source d’angoisse et de peur, que je gĂšre comme je peux. NĂ©anmoins, je sens bizarrement en moi comme une reconnaissance pour toutes les remises en question qu’il amĂšne Ă  faire. Se recentrer sur soi et sur son foyer. Aller trouver, au fond de soi, un lieu de sĂ©curitĂ© et de sĂ©rĂ©nitĂ©. Se rĂ©-aligner sur l’essentiel – peut-ĂȘtre perdu de vue depuis trop longtemps. Oublier les quĂȘtes superficielles, les ambitions matĂ©rialistes, les prĂ©occupations futiles, les brouilles inutiles. Se reconnecter, plus que jamais, Ă  ceux qu’on aime, mĂȘme si c’est par tĂ©lĂ©phone ou skype interposĂ©s…

Et je me rĂ©pĂšte cette question : qu’est-ce ce coronavirus a Ă  m’apprendre sur moi ? Que peut-il m’enseigner sur ma place dans ce monde, sur ma famille, sur mes besoins, sur mes addictions ? Il est certain que c’est un maĂźtre rigoureux, vigoureux, sĂ©vĂšre, donc impressionnant, voire trĂšs effrayant. Mais je veux rester persuadĂ©e que, pour peu que l’on essaie de regarder cette situation d’un peu plus haut, ce virus a un sens, une raison d’ĂȘtre, qui est autre qu’un simple coup de massue de la part d’un hasard aveugle et cruel.
Et je me souviens d’une autre phrase, piochĂ©e je ne sais plus oĂč : This will pass too. Cela aussi prendra fin…

Oui, un jour tout cela sera derriĂšre nous. Et ce jour viendra bientĂŽt. Et je veux croire que, de tout cela, nous sortirons grandis.

J’ai hĂąte de te retrouver, de te parler Ă  nouveau de mes livres, de mes crĂ©ations, de mes enthousiasmes. Jusqu’Ă  ce moment, restons connectĂ©s, restons prudents, restons alignĂ©s, restons chez nous. Nous courrons plus tard sur les routes de briques jaunes, par les chemins d’Oz ou d’ailleurs. Aujourd’hui, il faut demeurer au Kansas…

Fais des choses qui te font du bien, élÚve ton énergie, envoie ton amour.

Je t’embrasse, encore plus fort qu’Ă  l’accoutumĂ©e.

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