
Comme chaque mois, j’avais dans l’idĂ©e de te prĂ©senter ma review culturelle en vidĂ©o. Mais honnĂȘtement, j’ai une telle quantitĂ© de travail d’Ă©criture en ce moment qu’il m’Ă©tait difficile, cette semaine, de prendre l’habituelle journĂ©e qu’il faut pour tourner et monter cette review. Mais comme par ailleurs je ne voulais pas manquer ce petit survol mensuel de mes dĂ©couvertes culturelles, j’ai dĂ©cidĂ© de te proposer ma culturebox sous format article. Et voilĂ !
Sorties culturelles :
Ce mois d’octobre, j’Ă©tais Ă Turin, splendide ville du nord de l’Italie pour les 30 ans de mon Ă©diteur de tarot, Lo Scarabeo. Leur anniversaire Ă©tait jumelĂ© avec une prodigieuse exposition sur l’histoire du tarot au musĂ©e Ettore Fico. En tant que lieu, tout neuf et design, ce musĂ©e vaut dĂ©jĂ le dĂ©tour. Mais je dois dire que cette expo est de toute beautĂ©. Elle retrace le parcours du tarot, de la Renaissance Ă nos jours. Des piĂšces d’Ă©poque sont prĂ©sentĂ©es, qui doivent valoir des fortunes. Cerise sur le gĂąteau : mes deux tarots, le Cat Tarot et le tarot de la Nuit (Ă paraĂźtre l’an prochain) font partie des jeux mis Ă l’honneur đ !
Ă Turin toujours, je suis allĂ©e au musĂ©e du cinĂ©ma turinois : et waouh ! quelle dĂ©couverte ! Le musĂ©e se tient dans un lieu historique, la Mole Antonelliana. En haut du dĂŽme dorĂ©, on accĂšde Ă une terrasse panoramique qui permet de contempler la ville. L’intĂ©rieur, gigantesque, retrace l’histoire du cinĂ©ma au travers de mises en scĂšnes ludiques et spectaculaires. Un formidable travail de dĂ©co a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©, c’est totalement Ă©blouissant. Ă voir absolument si tu visites Turin.
BD :
J’ai lu le dernier Titeuf : Ă fond le slip (tome 15). J’en « sors » assez déçue. Certes, Zep n’a rien perdu de son style graphique. Son crayon est toujours aussi performant. Mais au niveau du scĂ©nar, ça pĂȘche grave. Les planches ne m’ont pas fait rire, ni mĂȘme sourire. Comme si l’auteur avait fait le tour de son personnage et roulait Ă vide. Peut-ĂȘtre est-il temps qu’il se crĂ©e un nouveau hĂ©ros ?
J’ai aussi lu le dernier opus d’AstĂ©rix : AstĂ©rix et la transitalique. AprĂšs AstĂ©rix chez les pictes et Le papyrus de CĂ©sar, c’est le troisiĂšme tome Ă n’ĂȘtre plus dessinĂ© par Uderzo, qui a passĂ© le relais Ă la nouvelle gĂ©nĂ©ration. Je fais la mĂȘme constatation que pour Zep : bien sĂ»r, le dessin est impeccable et ça fait toujours plaisir de retrouver nos deux cĂ©lĂšbres gaulois, mais l’histoire est assez plate. En gros, c’est honorable mais pas inoubliable.
Enfin, j’ai lu 13, Devil Street 1940, de BenoĂźt Vieillard, aux Ă©ditions Filidalo. Suite de 13 Devil Street paru en 2016. Le premier tome se passait au temps de Jack l’Ă©ventreur. Nous voici ici 50 ans plus tard… Vieillard a gardĂ© le mĂȘme concept innovant : prĂ©senter une action qui se dĂ©roule simultanĂ©ment Ă plusieurs Ă©tages d’un immeuble. C’est drĂŽle et bien fait. Et en plus, on voit Mary Poppins đ !
CD :
J’ai Ă©coutĂ© le dernier album de Lara Fabian, Camouflage. Elle y chante en anglais. C’est du Lara Fabian, donc si on n’aime pas la chanteuse, il vaut mieux passer son chemin. J’ai trouvĂ© cet opus moins inventif que son prĂ©cĂ©dent album, Le secret. Les chansons sont relativement passe-partout. Pas grand-chose d’original. Pour les fans inconditionnels.
DVD :
J’ai regardĂ© Sous les jupes des filles, un film de l’actrice Audrey Dana. Le casting est impressionnant : Isabelle Adjani, Vanessa Paradis, Sylvie Testud, Laetitia Casta, GĂ©raldine Nakache, Alice Taglioni, Julie Ferrier, et j’en oublie. L’idĂ©e de dĂ©part Ă©tait intĂ©ressante, Dana ayant demandĂ© Ă ses actrices de choisir elles-mĂȘmes le type de rĂŽle qu’elles voulaient incarner. Cela donne lieu Ă des contre-emplois Ă©tonnants (Paradis en PDGette odieuse, Casta en pĂ©teuse invĂ©tĂ©rĂ©e, Ferrier en dĂ©bile lĂ©gĂšre, etc.). Las, rien ne fonctionne. Tout est d’une vulgaritĂ© sans nom. C’est bourrĂ© de poncifs Ă©culĂ©s, de clichĂ©s lourdingues sur l’Ă©tat de la femme aujourd’hui. On est dans l’humour graveleux et le dialogue mĂ©diocre. Et ça devient mĂȘme embarrassant de voir de si bonnes actrices jouer d’aussi navrantes partitions. (Sans parler du fait que moi, si j’Ă©tais un homme, je dĂ©banderais sec devant le type de nana hystĂ©rique et futile que le film met en scĂšne). Et ce n’est mĂȘme pas bien rĂ©alisĂ©. Bref, Ă fuir !
Livres :
J’ai lu le tout premier livre qu’avait Ă©crit Jacqueline Kelen (auteur dont je suis fan) au dĂ©but de sa carriĂšre : Marie-Madeleine, un amour infini (Albin Michel). C’est un hommage Ă ce personnage biblique que Kelen prise tant. L’ouvrage prĂ©sente une alternance de chapitres Ă©crits Ă la premiĂšre personne (Kelen devient Marie-Madeleine), et de chapitres plus informatifs, narrant les moments-clĂ©s de la vie de la pĂ©cheresse repentie. Bien sĂ»r, c’est bien Ă©crit (je n’en attendais pas moins avec cette auteur). Mais ça verse trop dans le dĂ©lire mystique. Et si tu ne connais pas sur le bout des doigts la vie de M-M, tu es un peu larguĂ©e en rase campagne. En somme : pas mon livre prĂ©fĂ©rĂ© de Jacqueline Kelen.
J’ai lu aussi Le premier jour du reste de ta vie, de Virginie Grimaldi (City Ă©ditions). Cette auteur cartonne en ce moment, alors j’Ă©tais curieuse de me pencher sur ses ouvrages. L’histoire raconte comment Marie, quadra dĂ©vorĂ©e par la routine de son quotidien, dĂ©cide de tout plaquer pour s’offrir une croisiĂšre autour du monde… On est dans du roman feel good, le rĂ©cit est agrĂ©able, les personnages attachants. Mais, en dehors de quelques fulgurances littĂ©raires de-ci de-lĂ , j’ai trouvĂ© la plume assez pauvre. Et puis, Ă partir du milieu du livre, on se met Ă patauger dans la guimauve la plus indigeste, ce qui fait que je me suis pas mal ennuyĂ©e.
J’ai lu Ă©galement La tante marquise, de l’italienne Simonetta Agnello Hornby (Ă©ditions Liana Levi). Cela raconte l’histoire de Costanza, derniĂšre hĂ©ritiĂšre d’une famille aristocrate sicilienne Ă la fin du XIXe siĂšcle… Je ne suis pas emballĂ©e. Je m’attendais Ă une fresque façon GuĂ©pard, dĂ©peignant les derniers feux d’une noblesse dĂ©chue. Mais j’ai trouvĂ© l’intrigue glauque (l’hĂ©roĂŻne est la fille d’un inceste), les personnages ont tous un cĂŽtĂ© fin de race assez marquĂ©, et surtout, l’auteur insiste trop sur l’enfance de Costanza, qui dure 250 pages sur les 420 du livre. En outre, cette hĂ©ritiĂšre manque de substance. On termine la lecture en se disant : « Tout ça pour ça ? »
Enfin, j’ai lu Brigitte Bardot, Moi je joue, beau livre illustrĂ© consacrĂ© Ă la carriĂšre discographique de notre BB nationale (Flammarion). Le livre comporte de trĂšs belles photos, dont de nombreuses inĂ©dites, et il est lĂ©gendĂ© par Bribri herself. On n’y apprend rien de rĂ©volutionnaire mais tout ce qui concerne la vie musicale de Bardot est joliment survolĂ© (dont bien sĂ»r, sa liaison avec Gainsbourg).
Coups de cĆur †:
Le premier est pour la ville de Turin. Elle m’a vraiment conquise ! Un long travail de rĂ©amĂ©nagement de la mĂ©tropole a apparemment Ă©tĂ© fait ces derniĂšres annĂ©es et il porte ses fruits. Turin n’a plus rien Ă envier Ă Rome, Venise ou Florence. L’architecture est splendide, les prix (restaurants, musĂ©es, immobilier) sont incroyablement abordables, les gens sont charmants et accueillants oĂč que l’on se rende. On a l’impression de faire un bond dans le temps et de se retrouver dans une tranquille citĂ© Dolce Vita des annĂ©es 50. Fonces-y pour tes prochaines vacances !
Le second est pour un livre : Thank you for being a friend, d’Emma Lewis (Smith Street Books). Livre hommage aux Golden Girls, cette sĂ©rie tĂ©lĂ© des annĂ©es 80 dont je suis ultra-archi-fan. Il existait jusqu’alors peu d’ouvrages sur les 4 mamies craquantes de Miami. La lacune est en train de se rĂ©parer, notamment avec cet opus. IllustrĂ© de dessins aux couleurs acidulĂ©es, le livre prĂ©sente, de façon ludique, l’histoire de la sĂ©rie, les bios des comĂ©diennes, les caractĂ©ristiques de leurs personnages, ainsi que des tests et des extraits de dialogues. C’est le petit cadeau incontournable pour tout amoureux de la sĂ©rie !
VoilĂ ! C’Ă©tait ma culturebox pour octobre 2017 đ !
Et toi, tu as lu/vu quoi ce mois-ci ?
Je t’embrasse.

A reblogué ceci sur bertrandgaspel.
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Ce mois-ci, le dernier que j’ai lu Ă©tait le tien « Les 12 travaux d’Emeraude Kelly », je t’ai laissĂ© un message Ă ce sujet sur ta prĂ©cĂ©dente culture box oĂč tu dĂ©couvrais ton livre Ă la Fnac. Avant cela j’ai lu « Les Particules ElĂ©mentaires » de HOUELLLEBECK….. J’ai bien aimĂ© car cela concerne mon Ă©poque, la libĂ©ration de la femme entre autre…….A+
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Oui, je l’avais vu, j’y avais rĂ©pondu :). Encore merci !
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