
Ce matin, mon Ă©diteur m’a transmis le retour nĂ©gatif du webzine « Je beurre ma tartine » au sujet de mon livre Extrasystoles (voir rubrique « Mes Travaux »).
La rĂ©dactrice du site a Ă©crit : « J’ai trĂšs peu accrochĂ© au style de l’auteur. J’ai trouvĂ© le langage trĂšs cru et les histoires parfois un peu tirĂ©es par les cheveux en ce qui concerne le scenario. Nous n’en parlerons donc pas sur notre site, etc. »
Bon.
Bien sĂ»r que ça ne fait pas plaisir. Ce n’est pourtant pas, loin s’en faut, la premiĂšre critique nĂ©gative que je reçois de ma vie. Ce ne sera point la derniĂšre non plus. Et parfois, les avis dĂ©favorables permettent d’avancer, d’affiner encore plus sa crĂ©ation, de ne pas s’endormir sur de vagues lauriers.
Cependant, se pose cette question : « Comment, quand on est artiste, tient-on bon la barre quand ce que l’on crĂ©e n’emporte pas l’adhĂ©sion ? Comment essaye-t-on de ne pas se laisser trop atteindre par une opinion contraire ? »
D’abord en se souvenant que, oui, on ne PEUT PAS plaire Ă tout le monde ?
Ouais, d’accord, soit, mettons.
Mais aussi, et surtout, en gardant en tĂȘte que mĂȘme si l’on Ă©crit (ou crĂ©e) dans le but de trouver un public, une audience, une reconnaissance, on Ă©crit d’abord entre soi et soi, par besoin vital, par incapacitĂ© de laisser sa plume au repos, par nĂ©cessitĂ© viscĂ©rale de lui donner droit d’expression. Parce qu’on ne sait pas aborder la vie autrement que le stylo Ă la main.
Et c’est donc sur cette idĂ©e-lĂ que je vais rester, et c’est avec elle sous le bras que je m’en vais rejoindre ma table d’Ă©criture pour travailler Ă la suite d’Extrasystoles cet aprĂšs-midi…
