
Je m’apprĂȘte Ă faire une confession difficile et pĂ©rilleuse…
Mon amoureux souhaite voir Star Wars VII. Dans l’absolu, why not ? C’est the buzz de ce mois de dĂ©cembre 2015. Il faut vivre avec son temps…
Dans l’optique, donc, de cette sĂ©ance Ă venir, nous avons dĂ©cidĂ© de visionner l’hexalogie dĂ©jĂ existante, histoire de se remettre en tĂȘte les personnages et les diverses pĂ©ripĂ©ties de la saga. On a commencĂ© par IV, V et VI (ceux avec Harrison Ford). Ces films ne faisaient pas partie de la vidĂ©othĂšque de mes parents, donc je ne les ai pas vus Ă©tant gamine. Je ne les ai dĂ©couverts que vers l’Ăąge de 20 ans (il y a 18 ans environ). Et j’en avais plutĂŽt gardĂ© un assez bon souvenir.
Or lĂ , aĂŻe aĂŻe aĂŻe, c’est le dĂ©sappointement, le « tombage de haut », la grosse souffrance. Je trouve ça mauvais mauvais mauvais ! Pataud, ringard, grotesque. Bon d’accord, je me fends la poire devant les masques improbables de certaines crĂ©atures (lesquelles ressemblent à s’y mĂ©prendre aux divers endroits de l’anatomie que recouvre un slip !), mais ça ne suffit pas Ă me tenir en haleine deux heures durant Ă chaque fois.
Par consĂ©quent, la perspective de devoir m’enfiler encore quatre longs navets de cet acabit (Ă savoir les Ă©pisodes I, II, III et VII) me flanque la migraine. MĂȘme Ewan McGregor, que pourtant j’adore, n’arrive pas Ă ranimer ma motivation. Mon compagnon s’offusque et moi je m’atterre. Et je sens bien que l’on va finir par former 2 groupes de 1, avec chacun sa salle ; lui celle qui passera SW number seven, et moi celle qui projettera, par exemple, La Vie TrĂšs PrivĂ©e de Monsieur Sim (avec Bacri).
Ce n’est pas la premiĂšre fois que je passe Ă cĂŽté d’un truc qui cartonne. Avant Star Wars, je suis dĂ©jĂ restĂ©e froide comme un concombre devant les sagas d’Harry Potter et du Seigneur des Anneaux. (Et pourtant, j’ai avec Harry Potter une histoire personnelle particuliĂšre que je vous raconterai peut-ĂȘtre un jour…) Il y a quelque chose dans tous ces grands cycles qui sent un peu trop la grosse machinerie commerciale Ă mon goĂ»t. Ceci Ă©tant, autant pour Harry que pour Frodon, j’avais quand mĂȘme supportĂ© le visionnage de leurs aventures sans dĂ©plaisir.
Tandis que lĂ , entre l’asthmatique gothique, les jumeaux incestueux, le bad boy du dimanche, le clĂ©bard autiste, le gourou verdĂątre, les Jedi Ă cape faisant mumuse avec leur gros sabre laser, et les fameuses bestioles (mentionnĂ©es plus haut) au look gĂ©nital et/ou anal, eh bien je dĂ©clare forfait. Et j’avoue mon brusque dĂ©sir de revoir plutĂŽt l’intĂ©grale Rohmer.
Bref, la Force n’est pas avec moi !
VoilĂ .
Je sais, c’est honteux.
Scandaleux.
Lamentable.
Je me dĂ©goĂ»te moi-mĂȘme.
Je suis nue en Place de GrĂšve.
Vous pouvez commencer la lapidation…
